en fr

La conquête de l'aiguille Verte

La conquête de l'aiguille Verte

Clefs de voûte de Chamonix, l'aiguille Verte et les Drus ont suscité bien des convoitises. Avec ses 4 121 mètres, l'aiguille Verte est admirée par la plupart des alpinistes. Déjà en 1825, Christian Almer s'intéressait de très près à ce sommet ardu. La première ascension du Cervin fut réalisée grâce aux pas de ce guide de haute montagne. Accompagné de Franz Biner et d'Edouard Whymper, Almer s'aventure dans cette cordée périlleuse. Le guide progresse sur la roche en affûtant des marches pour ses compagnons. 7 heures plus tard, l'équipée arrive au sommet. Ravis d'avoir réaliser cet exploit, les montagnards regagnent la vallée. L’accueil des villageois fut glacial. Aucun chamoniard ne croyait à cette performance.

Les Drus "Borne Terminale"

La chaîne de l'aiguille Verte située à 3 750 mètres d'altitude est bien visible de Chamonix avec son obélisque de granit. En 1878, 2 alpinistes confirmés vont tenter de franchir cette Borne terminale. Clinton Dent et Jean Charlet s'opposent dans cette compétition. Après 19 essais, l'anglais Dent réussit brillamment. Le français, Charlet se contente de l'ascension du petit Dru. En 1935, la face nord du petit Dru est à nouveau vaincue par Pierre Allain et Raymond Leininger. Un livre sera publié après ce tour de force " Alpinisme et compétition". Ce sommet au dessus de la mer de la glace a fait rêver bon nombre d'alpinistes toutes nationalités confondues. En 1955, l'italien Walter Bonatti fut sans doute le plus héroïque. Il s'élança seul dans l'éperon sud-ouest du Petit Dru et y ouvrit un itinéraire avec 200 pitons. Isolé pendant cinq jours, ce valeureux alpiniste mit toute son énergie au service de sa passion. Il vécut des moments inoubliables avec la montagne. Il expliqua à son retour qu'à chaque instant il avait perçu la barrière infranchissable qui le séparait de son âme.

Le matériel des alpinistes d'hier à aujourd'hui

  • Naguère, les alpinistes se contentaient de peu. Ils se reposaient sur des chaussures de marche courantes.
  • Quelques années plus tard, les pointes métalliques et les crampons font leur apparition.
  • Les pioches se transformèrent en piolet pour franchir les parois glacées.
  • Des cordes en chanvre étaient utilisées par les premiers voyageurs. Les cordes en polyamide les remplacèrent pour plus de sécurité.
  • Des broches en acier faisaient office de pitons.
"L'horreur de ces lieux sauvages imprime à l'âme un degré d'exaltation dont rien ne vient la distraire." M. Sherwill