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Des abris aux cimes des montagnes pour des vacances sportives

Des abris aux cimes des montagnes pour des vacances sportives

Les grands randonneurs savent que marcher en haute montagne réclament organisation, prudence et humilité. Partir plusieurs jours sur les chemins d'altitude avec sac à dos et provisions se prépare à l'avance. Sur l'itinéraire choisi, la rencontre avec des refuges sera la bienvenue. Il en existe trois cent cinquante sur tout le territoire français. Ils ont tous des caractéristiques précises qui ciblent sur l'accueil des pratiquants d'activité de montagne.

L'hospice du Grand-Saint-Bernard à 2 473 mètres d'altitude

Les chemins qui sillonnent entre la Suisse et l'Italie mènent forcément un jour au Grand-Saint-Bernard. Disposant de 120 places, le refuge est ouvert en toutes saisons. Il est gardé par des religieux Saint-Bernard. La bâtisse est très ancienne (1049) et son église adjacente se marie dans le paysage avec splendeur. Pour grimper vers ce lieu, il faudra s'armer de volonté avec ses 500 mètres de dénivelé.

Les refuges historiques

  • Le refuge des Grands Mulets (départ pour l'ascension du Mont-Blanc)
  • Le refuge Temple-Écrins (bâti en 1948 face sud des Écrins)
  • Le refuge de l'Envers des Aiguilles (édifié en 1940 sous les aiguilles de Chamonix)
  • Le refuge de la Pilatte (sort de terre en 1950 dans le Vénéon)

Comment étaient construits les premiers refuges?

Le rêve de passer une nuit au chaud dans les entrailles du Mont-Blanc date du XVIII ème siècle. Ce sont des guides de montagne qui en sont les principaux précurseurs. En 1700, les premiers abris refuges étaient des grottes ou des huttes sommaires. En 1779, le premier hospice voit le jour grâce à Charles Blair. Ainsi, les alpinistes en quête de repos peuvent trouver en ce lieu de quoi cuisiner, se réchauffer et dormir. La construction se réalise d'abord en amont dans la vallée. La charpente est préfabriquée. Les ânes et les hommes se chargeront de convoyer les matériaux.